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PEINDRE

 

PEINDRE

 

atelier-loze

Mon atelier de Loze en Quercy

 

 

Peindre, c’est ma respiration, mon espace de rêve et d’évasion. Même si c’est parfois difficile, si la toile résiste, si le doute s’installe. J’attends, j’observe la moindre trace,  avec tout mon être, comme si j’étais au cœur de la toile. Cela peut durer longtemps, et tout à coup, tout se dénoue, comme lorsqu’on a trouvé la pièce maîtresse du puzzle, comme si la toile elle-même me faisait signe. Rien d’intellectuel là dedans. Simplement, une sensibilité totalement mobilisée qui me remet en chemin avec jubilation. Cela peut se reproduire souvent pour une même toile, mais cela fait partie de l’aventure.

Je peins avec tout ce que je suis. Je ne représente pas la face  des choses, mais l’émotion que je ressens intimement quand je les imagine ou les vois.

Je suis très sensible  aux lieux de vie, à certains paysages qui pour moi sont empreints d’une vie secrète, de mystère et de poésie….Avec ma peinture, je me plonge dans  cette vie secrète auprès des elfes et des esprits qui y dansent peut-être.

Quand je pense à la mer, je m’immerge dans la toile et je deviens la mer.                                                                    Quand je pense aux falaises du Quercy, je deviens pierre et lichens.

   Quand je peins, je deviens peinture.

Mon Matériel de peinture.

MES OUTILS.

 

J’ai commencé à peindre, comme tout le monde, avec des pinceaux que j’essayais de choisir les plus parfaits possible. Des fins, des gros, des moyens… Mais j’étais un peu prisonnière de gestes trop étriqués. J’ai donc utilisé des brosses, de plus en plus larges. Puis ce fut le tour des couteaux à peindre. Bientôt, les éponges et les chiffons entrèrent dans la danse, puis, bien sûr, mes doigts. Jusqu’au jour où j’ai découvert les spatules en caoutchouc souples, avec un manche solide qu’on a bien en main ce qui permet une infinité de mouvements du poignet et du bras, une grande aisance et une grande spontanéité dans le geste. J’en possède actuellement cinq de tailles différentes et je suis toujours à la recherche de plus grandes tailles. J’utilise aussi des lisseurs de carrelage et autres outils que l’on trouve dans les magasins d’outillage. Je devrais faire comme le grand maître Pierre Soulages et en fabriquer moi même !

Je peins à l’huile, ou plus exactement avec un médium que je fabrique moi-même à base d’huile. J’utilise très peu de tubes de couleurs déjà prêtes, sauf, parfois, à la fin . Mais j’éprouve un réel plaisir à me servir des pigments, à faire « ma cuisine « . Je les travaille de maintes façons avec mes spatules. J’obtiens alors, plus facilement, transparences et glacis.                                                   Avant de commencer à peindre, je colle souvent sur ma toile des marériaux qui pour moi  prennent un sens dans ma démarche de recherche d’émotions authentiques, en lien avec les lieux qui m’inspirent : les sables, les cailloux, les vieux tissus de lin grossier, etc..;

Mon atelier à Balma, est tout petit (une petite chambre d’immeuble ) et très encombré.Quand je travaille sur des formats qui atteignent ou dépassent 1m20 de côté, on ne peut plus bouger. Mais, j’y suis tellement heureuse !

J’ai la chance d’avoir aussi maintenant, à Loze, dans le Quercy, un grand atelier dans un vieux et beau hangar aux murs de vieilles pierres du Lot, fermé par une grande paroi vitrée, qui me permet de peindre, à la belle saison, immergée dans la nature.

 

Mon envie de peindre

 

 

P1030619Ma palette de pigments

La peinture est pour moi, une activité dévorante, une  passion, mais aussi un vrai bonheur.

Quand je peins,  j’oublie l’heure, le monde extérieur, tout ce que, normalement, je devrais faire et je m’immerge complètement dans la couleur. Il faut un évènement extérieur,pour me faire émerger et je me retrouve, souvent toute tachée, mais ravie d’avoir fait cette promenade hors du temps,  sans doute , au plus profond de moi même.